Les Nuits Atypiques 2010 – LANGON
À quelques kilomètres de Bordeaux, la fameuse métropole du sud-ouest français, dans le département de la Gironde, se tenait à Langon petite cité aux portes de la forêt landaise, un festival de musique « Les Nuits Atypiques ».
Ce vendredi 30 juillet, le festival s’est mis pour la deuxième fois à l’heure sahraouie ! Patrick Lavaud, son directeur, nous avait à nouveau invités.
Avec la présence d’abord des 6 jeunes sahraouis accueillis comme chaque été par le CMCAS de Gironde (Comité d’entreprise de l’EDF-GDF) qui ont suivi de bout en bout la journée, bien entourés d’adultes attentifs : Christian Maguet, coordinateur CMCAS du projet accueil, Christine Solai et Nuéna toutes deux animatrices, française et sahraouie et les familles d’accueil qui ont pris pour quelques jours en charge les enfants sahraouis.
Au programme, de cette belle journée festival, une séquence sérieuse d’abord, avec une conférence donnée par Régine Villemont. Présentation de la question sahraouie et des solidarités françaises et espagnoles devant un public nombreux, une centaine de personnes, très attentif pour aborder un sujet un peu difficile et mal connu, par cette après-midi très estivale. Les enfants comme les adultes sahraouis présents ont fait connaissance avec les festivaliers, autour d’un verre, du repas pris en plein air, échangé les emails et les sourires ! une belle après-midi sérieuse et joyeuse !
Le soir nous réserva d’autres surprises ! au programme devant des enfants émerveillés du spectacle, les 6 s’étaient installés au premier rang de la salle, un double concert.
Doudou Cissoko, d’abord, griot sénégalais, qui fit rêver à d’autres mondes avec le son de sa Kora.
En deuxième partie de soirée, un groupe de musique basque, OPERA TX qui dans un spectacle superbe a mélangé vidéo et musique, en y associant des musiciens de plusieurs pays. Hoosoo, venant de Mongolie et Aziza Brahim, chanteuse et poétesse sahraouie, ancienne du groupe Leyoad. Elle nous dit l’après-midi qu’elle était petite-fille d’une poétesse traditionnelle, très connue parmi les sahraouis comme « la poétesse du fusil » qui lui apprit la musique et l’art de la poésie.
You-you et esquisse de danse ont vite accompagné dans la salle le soir, les moments où Aziza chantait.
Jeune chanteuse de talent qui tout en se réclamant des savoirs appris dans la tradition familiale, ose aller vers l’inconnu et créer du neuf en chantant avec des musiciens basques et un chanteur mongol, pourtant si éloigné de sa propre sensibilité.
Quelques images des campements de Tindouf témoignait de la présence de ce groupe de musique basque auprès des réfugiés sahraouis et de la qualité de leur démarche, allant chercher au plus près des sociétés les sources de leur recherche. Cette vidéo accompagnant les musiciens, réclamait l’égalité, l’unité et la dignité de tous les peuples du monde ! Elle ne pouvait mieux exalter le propre combat des Sahraouis et du Front Polisario pour leur liberté et le respect de leurs droits.